Rock Tripping

mercredi 27 août 2008

Il est de ces choses qui obsèdent : on y pense, on en rêve, on ennuie nos proches avec ce délire qui leur parait souvent (trop) futile.

Fantasme accessible, la montagne berce mes envies et mes espoirs depuis maintenant pas mal d'années. Mais jamais je crois, je n'ai autant ressenti le besoin de nature et d'espaces de liberté. Les quelques jours que les Pyrénées viennent de m'offrir m'ont à la fois comblé de sensations et de bien-être mais me rendent également amère.

Aujourd'hui, depuis ce train qui parcourt mon plat pays natal d'où j'écris ces quelques mots, ce cadre de vie me semble bien fade et monotone. Où sont donc passés ces paysages torturés, contrastés rendant les journées à la fois si courtes et si pleines. D'ici, je ressens la monotonie de l'existence où le matin, le pseudo-ingénieur que je suis est beaucoup moins enchanté de se lever que le jeune apprenti montagnard que je fus pendant une chaleureuse semaine.

Nous avions programmé de nombreuses activités toutes aussi alléchantes les unes que les autres : canyoning, saut à l'élastique, randonnée en haute montagne, parapente, nuit en refuge... Sans faire la fine bouche, je m'étonne à constater que parmi toutes ces expériences toutes autant grisantes les unes que les autres, ceux sont les plus simples qui m'ont le plus envouté. Un réveil dans la brume à 1800m au refuge Wallon à 6h30, pour affronter des amis bougons, grognons, et partir à l'assaut du premier col au delà de la brume et découvrir de nouvelles cimes, une nouvelle vallée. En fait, je crois que c'est ça mon bonheur. Se baigner, plein d'envie mais aussi de retenue, dans un lac d'altitude à 12°C, découvrir une tripotée de marmottes, observer sans relâchement un paysage aux innombrables facettes, sentir et écouter le torrent proche mais invisible dans le brouillard matinal... oui ! oui c'est là que je veut être. C'est sans doute comme ça que je veux vivre.


L'apprentissage

Que dire sinon que j'ai envie d'apprendre. Apprendre à apprivoiser sans jamais maîtriser ces éléments à la fois sauvages, simples, imperturbables et qui m'apaisent. Face à la vie citadine que je mène, l'un des diamants de la montagne est sans nul doute le calme, ce silence et cette quiétude si précieux ; perturbés uniquement par les quelques rares présences de la faune locale que tout le monde espère caresser des yeux. Apprendre à connaître cette faune et cette flore riches, diversifiées. Apprendre à grimper, skier, ridder, glisser, tomber, apprécier... Jouir de tous ces plaisirs que cette nature austère à qui sait être patient et attentif.


Maintenant, retour à la réalité avec un petit goût de "reviens y" omniprésent et qui donne des envies de transhumance prochaine. Dans l'euphorie du moment, j'espère un futur en altitude. Peut être et sans doute, je me laisse bercer de belles illusions mais qui sait peut-être pas ... nature, grand air et télétravail seront peut-être un jour ma routine tant espérée.


Merci

Pour conclure, je souhaite remercier mes compagnons d'errance durant cette (trop) petite semaine. Merci à ces gens qui ont supportés mon enthousiasme, mon envie, mon intolérance à l'inertie, mon énergie et mes humeurs durant cette semaine. Merci d'avoir partagé ces moments...

1 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est là aglutiné devant le moniteur que l'on se rend compte de l'aubaine qu'on avait d'être là bas.

C'est toi que l'on remercie, et tu sais pourquoi.